Dans quelques jours, les 10 années les plus dramatiques de notre pays peuvent et doivent se terminer. Une majorité de citoyens a voté pour d’autres candidats que celui de l’UMP, et contre lui. Malgré tout, 27% d’électeurs se retrouvent dans une candidature qui conduit la politique et la République vers l’extrême-droite, vers la négation même de la République. Et pour ces 27% d’électeurs, le chômage, la dette, les affaires, ne doivent pas être mis au débit de ce candidat, parce qu’il en serait une victime et non un responsable. C’est fascinant. Il faut oser parler d’une génération égoïste : la jeunesse est souvent vilipendée, mais les plus âgés qui votent massivement pour l’UMP (alors que ce parti est responsable de leur petite retraite, qu’ils ont inventé les franchises médicales) parce qu’ils ont le cerveau sous perfusion permanente de TF1, représentent une génération aveugle, sans mémoire, et égoïste, malade du ressentiment. Français de plus de 70 ans, vous avez bénéficié du plein emploi dans les trente glorieuses, d’augmentations régulières de salaire, d’une sécurité sociale qui vous a protégé, de la retraite à 60 ans, et vous passez votre temps à critiquer les jeunes, les “assistés”, en reprenant à votre compte les représentations et les “valeurs” de l’UMP. Le candidat des plus riches vous fait croire qu’il est de votre côté, mais s’il est réélu, c’est tout un plan d’austérité générale qui sera adopté, et vos retraites seront aussi concernées. Son mandat étant limité à deux (après les modifications constitutionnelles qu’il a fait adopter) , il fera tout ce qu’il voudra, sans craindre de sanction électorale, puisqu’il ne se représentera pas. Votre responsabilité est aussi élevée que celle des autres citoyens, mais elle l’est plus encore, parce que vous avez une expérience plus grande, parce que vous avez vécu avec d’autres conditions de vie et de travail. Voter sans réfléchir pour le candidat de l’UMP est une faute, et étant donné que l’UMP est toujours plus à l’extrême-droite (notamment depuis le début de la semaine où il reprend tous les mots et toutes les affirmations de celle-ci, en allant jusqu’à opposer celles et ceux qui travailleraient vraiment aux autres, de “faux travailleurs” !), c’est pire qu’une faute. Entre cette droite qui joue à la victime alors qu’elle en a tant fait parmi tous les citoyens, et la gauche, les différences de nature, de comportements, n’ont jamais été aussi profondes. Nous en sommes fiers. Nous ne stigmatisons pas les pauvres étrangers, alors que tant d’entre nous souffrent de cette politique incompétente et systématiquement au service et aux profits des plus riches et des employeurs. Nous ne stigmatisons pas les chômeurs, ceux et celles qui perçoivent des allocations, parce que nous vivons dans un pays civilisé, et que cette solidarité nationale est juste, que les chômeurs, ex-travailleurs, perçoivent peu, et toujours moins (dégressivité par trimestre) et que beaucoup pourraient dans les mois à venir en avoir besoin, par nécessité. Car si le candidat de l’UMP est réélu, le chômage continuera d’augmenter, parce que les dirigeants de l’UMP sont heureux que le chômage soit si élevé : celles et ceux qui ont un travail ont peur, et donc sont enclins à faire profil bas, et ils peuvent ainsi stigmatiser les “chômeurs-profiteurs”. Il n’y a pas de petits profits chez les dirigeants de l’UMP comme de leurs amis. La gauche a pour ambition de permettre à la majorité civique de vivre mieux, et ce dans un pays apaisé, où les délires de l’extrême-droite seront réservés à une ultra-minorité qu’il faut et qu’il faudra surveiller. Car en Europe, la majorité des attentats et des activités criminelles politisées sont son fait. Le Collectif de Gauche de Monségur appelle chacun et chacune à voter pour François Hollande le 6 Mai prochain. Il ne s’agit ni d’un chèque en blanc, ni d’une confiance totale en lui et dans les principaux dirigeants du PS. Nous savons que ce parti, à l’instar de toute la gauche, est divisée en trois grandes tendances, une partie à sa droite, une partie en son centre, une partie à sa gauche. A l’heure actuelle, les principaux lieutenants de M. Hollande appartiennent à la droite du PS. Ses relations avec des hauts fonctionnaires, “économistes”, extrêmement compréhensifs à l’égard du patronat, ne nous rassurent pas. Mais entre cet homme, sa personnalité, ses comportements dans la vie, sa “bonhommie” réelle et l’actuel locataire de l’Elysée, nous apprécions ses qualités humaines, dans un système où le Président a, à cause de la Constitution de 1958, fondée sur le putsch des Gaullistes, trop de pouvoirs, et le Front de Gauche a d’ailleurs seul défendu le passage vers une 6ème République. Etant donné l’influence potentiellement dramatique qu’un Président de la République Française peut avoir sur notre pays, le choix de la personnalité qui doit occuper cette fonction est essentiel, et François Hollande devrait pouvoir être le Président qu’il annonce, à savoir un homme normal, sans excès, qui ne cherchera pas à chaque instant à diviser les citoyens entre bons et mauvais, qui ne prétendra pas être obsédé par l’immigration, alors qu’il s’agit seulement d’un moyen pour masquer la continuité de la politique pro-riches et patronale.
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Les citoyens se plaignent souvent qu’ils ne sont pas écoutés, que ceux qui ont le pouvoir font comme s’ils ne l’avaient pas. 5 ans de Sarkozysme ont conduit trop de citoyens à un fatalisme paradoxal et dangereux. Le pouvoir, c’est le pouvoir, et l’impuissance, c’est son contraire. M. Sarkozy pouvait favoriser l’augmentation du pouvoir d’achat de tous : il a fait le choix de ne rien faire pour cela. M. Sarkozy pouvait ne pas envoyer de soldats en Afghanistan : il a fait le choix contraire, avec toutes les conséquences (soldats morts + affaire Merah). M. Sarkozy pouvait prendre des mesures pour faire baisser réellement le prix de l’essence : il a fait le choix de ne rien faire. M. Sarkozy pouvait considérer que les plus fortunés le sont assez et ne pas les protéger avec un bouclier fiscal : il a fait le choix contraire. Etc = l’un des plus terribles bilans d’un chef d’Etat de la 5ème République.
Dans quelques jours, il vous faut décider. Aller dans un bureau de vote, prendre une enveloppe, choisir un candidat, voter. C’est un POUVOIR, un POUVOIR qui est déjà ENORME. Car celui qui est parvenu à être désigné Président de la République peut cesser ses fonctions dès le premier tour. Le CDD que 53% lui ont accordé peut et doit s’interrompre. S’il devait être dans les deux premiers au soir du 22 avril, s’il devait être réélu, les électeurs et les électrices feront leurs malheurs et seront comptables des prochains malheurs de la France et des Français : l’austérité généralisée, avec l’instauration de la TVA “sociale”, la validation des accords compétitivité-emploi qui prévoit des baisses de salaire, des licenciements facilités, la casse prolongée et aggravée du Droit du Travail, la privatisation de la Sécurité Sociale, etc.
Un autre chemin est possible, avec d’autres choix : et c’est à gauche, c’est la Gauche qui vous le propose. Le Parti Socialiste hésite entre cette gauche et la prétendue “rationalité centriste”, qui est si proche de l’UMP, puisque M. Bayrou ne jure que par l’austérité la plus massive, CELLE QUI A ECHOUE PARTOUT (sauf pour les financiers qui se remplissent les poches”. Ceux-ci sont à la manoeuvre. Médiapart l’annonce : l’association française des entreprises privées, un rassemblement des plus grandes entreprises et des patrons les plus payés, qui nous coûtent le plus cher, les a réunis et ceux-ci veulent peser contre la gauche si celle-ci gagne. Il faudra les mettre au pas. Affronter la finance, c’est cela. Et les mettre au pas, c’est leur imposer d’accepter la souveraineté populaire, ou prendre des risques judiciaires. Le Front de Gauche est dirigé par des femmes et des hommes courageux qui sont prêts à ne pas reculer face à la finance, et au contraire à avancer contre la finance.
D’un côté, la droite se sert de l’argent public pour servir des intérêts minoritaires. De l’autre la vraie gauche veut que cet argent qui est le vôtre vous serve.
Si, à cause des manipulations médiatiques, et alors que vous êtes un citoyen modeste, une citoyenne modeste, vous deviez choisir de voter à droite ou pire encore, c’est que vous ne compreniez rien aux logiques des rapports sociaux et politiques. Et si vous “gagnez”, vous perdrez en fait, et vous serez le premier, la première, responsable de votre propre malheur à venir. Etre citoyen ne donne pas tous les droits et notamment celui de la bêtise politique et électorale. Les 53% qui ont élu l’actuel chef de l’Etat sont les responsables de TOUT ce qui s’est passé depuis 2007. Car sans leurs voix, l’UMP n’aurait rien pu faire alors qu’au contraire, elle a pu presque tout faire.
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Lors du grand meeting de Toulouse, Jean-Luc Mélenchon nous a adressé ce message : “Nous sommes un parti sans mur, créez des rassemblements partout, n’attendez pas les consignes, c’est ce grand réseau constitué des sociétés populaires qui (a) provoqué la révolution de 1789 et la Commune de Paris. »
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Discours de Jean-Luc Mélenchon place du Capitole par PlaceauPeuple
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10 ans de droite, 5 ans de Sarkozysme, une France malade, défigurée. La droite, c’est toujours le maximum de prétentions : les meilleurs en économie, les plus patriotes, etc. Résultats : grâce à ces experts, les Français, sauf négociation nécessaire et efficace, devront rembourser 600 milliards d’euros de plus, grâce à l’augmentation de la dette nationale. Tout a été fait pour protéger et accroître les conditions de revenue des plus fortunés. Aux yeux de cette aristocratie de droite, les citoyens n’existent pas, sauf comme des “sujets” dont on se moque, que l’on vilipende par des discours de mépris et de mensonges (les pauvres assistés !), que l’on taxe au maximum. Et pendant ce temps des joyaux de la France sont vendus à des riches étrangers, les meilleurs amis de l’UMP.
Le cynisme de la droite est total et constant.
Le Front de Gauche vous propose une alternative, elle aussi, totale et radicale. Nous allons inverser la situation.
Vous entendez parler des “sondages” qui placent Jean-Luc Mélenchon dans une progression remarquable. Les “sondages”, si discutables hier, le sont toujours aujourd’hui. Il faut donc le 22 avril voter, voter massivement, si vous voulez voter pour Jean-Luc Mélenchon ou un candidat de gauche. Pour les autres, vous pouvez vous abstenir de voter !
Le Front de Gauche vous propose des décisions, des mesures, pour tous les problèmes actuels les plus graves, y compris les évolutions institutionnelles nécessaires (sortons de cette étouffante et monarchiste 5ème République).
Le PS est actuellement uni, mais il est en fait profondément divisé : entre sa gauche si proche du Front de Gauche et sa droite, si proche du Modem. Or, entre le Front de Gauche et le Modem, il n’y a aucune compatibilité possible, aucun accord possible, parce que le Modem est un parti de droite. M. Bayrou veut vous et nous imposer une cure d’austérité comparable à celle que subissent Grecs, Portugais, Irlandais, et la pauvreté a explosé dans ces pays. Entre ces deux orientations, les caciques du PS vont devoir choisir, sérieusement, définitivement. Un Front Populaire est possible, mais nous avons de la mémoire : nous savons que les “Radicaux”, les centristes, ont trahi le Front Populaire en 1936. Nous ne nous ferons pas escroqués une nouvelle fois par ces agents de la droite économique.
Parce que nous sommes de gauche : totalement, radicalement. Nous voulons une politique économique pour la majorité des citoyens ET DONC CREER DES EMPLOIS, dans les écoles, les hôpitaux, les services publics de proximité. Le Front de Gauche défera tout ce que la droite a établi. Cette décision vous appartient.
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1871 – 2011 – La Commune de Paris a 140 ans -… by lesamisdelacommune
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Les questions institutionnelles sont d’abord des questions politiques et sociales. Nous ne pouvons mener la révolution citoyenne que nous voulons sans un changement profond des institutions actuelles. Le peuple ne pourra reprendre toute sa place que s’il gagne des pouvoirs démocratiques nouveaux, en supprimant les mécanismes qui permettent à l’oligarchie de conserver dans les faits ses privilèges. Étendre le pouvoir décisionnel à la sphère économique, renforcer le pouvoir parlementaire contre la monarchie présidentielle actuelle suppose un changement de constitution. Les peuples d’Amérique latine et du Maghreb n’ont pas séparé les questions sociales et les changements constitutionnels. Cela suppose une démarche par laquelle le peuple n’est pas convoqué à contempler en spectateur les projets, mais impliqué dans l’élaboration de sa propre constitution : il faut une assemblée constituante et des débats citoyens. La Sixième République sera le fruit d’une démarche populaire.
À bas la V° République !
La République malade de ses institutions
1) Une constitution monarchique
La Constitution actuelle porte la marque de fabrique du Général de Gaulle : un « chef de l’État fort ». Le pouvoir y est exercé quasi-exclusivement par le Président de la République qui pourrait même, en cas de « péril de la Nation », transformer tranquillement l’État en dictature. La réforme de la responsabilité du Chef de l’État voulue en 2007 par Jacques Chirac n’a rien changé à son irresponsabilité politique. Moyennant quoi le Président, une fois élu directement par le peuple, a pouvoir de vie et de mort sur l’Assemblée nationale qui, elle, n’a aucun moyen d’action sur le Président. Même si le Parquet n’était plus aux ordres du gouvernement la justice ne pourrait rien contre un Président. Le Gouvernement est encore plus asservi que les autres puisqu’il est nommé et congédié à volonté par le Président.
Résultat : le Président concentre de fait les pouvoirs au détriment du Gouvernement et du Parlement sans contre-pouvoir ni contrepartie.
→ Avec le Front de Gauche, exigeons l’abolition de la monarchie républicaine !
2) Un Peuple écarté
Après la Seconde guerre mondiale, le peuple français a choisi par référendum un régime parlementaire pour reconstruire son pays. À travers ces institutions-là, il s’est donné une sécurité sociale, un droit du travail protecteur, une retraite, une éducation nationale performante, un système de santé prestigieux, un développement économique glorieux. Mais à cause notamment d’une politique de décolonisation chaotique, le régime politique n’a pas tenu, et le Général de Gaulle est revenu au pouvoir.
Le premier acte de la refonte institutionnelle de 1958 a consisté à en écarter la représentation nationale : les assemblées parlementaires se sont mises en congé. Le deuxième acte a été de confier le pouvoir constituant au pouvoir exécutif. Le troisième acte a été de forcer la main du Peuple en lui présentant un projet de Constitution en pleine guerre d’Algérie sans lui avoir permis d’en débattre.
Résultat : avec la Constitution de 1958, le Peuple n’intervient que pour élire un Président qui n’a aucun compte à lui rendre et une Assemblée qui n’a pas les moyens d’être un contre-pouvoir. Désormais, lorsqu’un référendum est organisé, s’il ne sert pas à confirmer la volonté du Président, il est purement et simplement ignoré : après le « NON » au Traité constitutionnel européen, le Président Sarkozy a passé outre en adoptant le Traité de Lisbonne.
→ Avec le Front de Gauche, refaisons du Peuple le véritable souverain !
3) Un Parlement méprisé
Rapidement accusé de tous les maux après la IVe République, le Parlement a d’abord été « rationalisé » ; c’est-à-dire en fait amputé de tout ce qui lui permet de remplir dignement sa mission : délibérer, voter la loi et contrôler l’action du Gouvernement. La majorité y est disciplinée et soumise à la volonté de l’exécutif : c’est la majorité présidentielle. Le Chef de l’État téléguide la politique du Gouvernement par tous moyens et le Gouvernement obtempère grâce à sa maîtrise totale de la procédure législative. L’opposition parlementaire est quotidiennement ridiculisée, n’exerce que d’inutiles prérogatives quand elle n’est pas tout bonnement muselée.
Résultat : Le Parlement est une chambre d’enregistrement de la volonté présidentielle.
→ Avec le Front de Gauche, rétablissons la primauté du pouvoir législatif !
…………
Pour la Sixième République !
Le Front de Gauche pour une Sixième République parlementaire, participative et sociale
1) De nouveaux droits pour les citoyens
- Citoyens dans l’entreprise
« Rois dans la Cité et serfs dans l’entreprise » ? Pas question ! Les travailleurs doivent exercer sur leurs lieux de travail les droits qui les émanciperont et feront des entreprises publiques comme privées les véritables sources de la richesse du pays.
→ Le Front de Gauche milite pour la réaffirmation de droits sociaux au plus haut niveau de la hiérarchie des normes : droit à l’emploi et au travail, à la santé, au logement, à l’éducation, à la protection sociale. La Constitution devra reconnaître la citoyenneté d’entreprise en imposant dans le statut des grandes entreprises une responsabilité sociale et en conférant aux salariés et à leurs représentants un pouvoir économique d’importance.
- Citoyens en France
Si les travailleurs sont citoyens parce qu’ils participent à la vie de leurs entreprises, les résidents de France doivent aussi le devenir parce qu’ils participent à la vie de démocratique de notre pays.
→ Le Front de Gauche mettra en place une citoyenneté de résidence faisant bénéficier les résidents extra-communautaires du droit de vote aux élections locales.
2) Un nouveau régime parlementaire pour une République sociale
- Remettre le Peuple aux commandes
Le Peuple renouera avec le pouvoir souverain qui lui revient s’il a l’occasion de l’exercer directement plus souvent. Il faut donc multiplier les occasions pour lui d’intervenir sur la scène politique en ne le reléguant pas à un rôle d’électeur occasionnel.
→ Le Front de Gauche créera un droit de pétition et d’initiative législative ouvert aux citoyen-nes, aux organisations syndicales et aux associations. Un droit de révocation des élus hostiles à l’intérêt du peuple sera inauguré en France, à l’image de ce qui se fait aux États-Unis et au Venezuela ! Le recours au référendum sera rendu plus systématique (et veillera à ne pas opposer le Peuple à ses représentants).
- Pour qu’une telle ambition devienne réalité, il faut re-politiser notre Peuple.
→ Le Front de Gauche prendra le parti de l’implication populaire par l’inscription de la démocratie participative dans la constitution et une éducation populaire instituée en ministère. Un statut du bénévole favorisera l’engagement politique et associatif des personnes. De la même manière, un statut de l’élu permettra les allers-retours entre le mandat politique et le monde du travail. Cela sera rendu d’autant plus indispensable que l’interdiction du cumul des mandats permettra une implication du plus grand nombre et une démocratisation du personnel politique.
- Respecter la représentation nationale
Le régime parlementaire est celui qui permet à la représentation nationale de jouer son rôle de législateur et de contre-pouvoir face à l’exécutif. Pour cela il faut remettre le Président, le Gouvernement et le Parlement à leurs places respectives.
→ Le Front de Gauche mettra fin aux pouvoirs exorbitants du Président de la République en réduisant ses attributions et en remettant en question les modalités de sa désignation. Corrélativement, le Gouvernement sera vraiment issu de la majorité parlementaire et devra rendre des comptes à une Assemblée nationale véritablement souveraine, délibérante et représentative, c’est-à-dire notamment élue à la représentation proportionnelle et respectant la parité. « La question de la suppression du Sénat ou de sa profonde transformation en chambre de relais des collectivités locales et des initiatives citoyennes sera débattue par l’Assemblée constituante ».
- Respecter l’indépendance de la Justice
Si la Ve République a échoué sur un plan démocratique, c’est aussi parce qu’elle a piétiné l’institution judiciaire. Le Conseil supérieur de la Magistrature n’a pas pu jouer son rôle de garant de l’indépendance des juges parce qu’il a été supplanté par le chef du pouvoir exécutif, le Président de la République.
→ Le Front de Gauche le remplacera par un Conseil supérieur de la justice pour moitié élu par les magistrats et pour moitié nommé par le Parlement. Ce Conseil décidera de l’ensemble des nominations dans la magistrature. Les juridictions seront réinventées à l’aune des nouveaux droits fondamentaux inscrits dans la Constitution.
3) La souveraineté populaire enfin !
- Desserrer l’étau international et européen
Le maillage des institutions internationales et européennes, à vocation économique et financière notamment, ont fini par faire écran entre les Peuples et leurs gouvernants. De sorte que les personnels politiques français ne rendent plus de compte à leur Peuple, mais à des mandataires internationaux (FMI, Banque mondiale, Commission européenne, BCE, etc.) eux-mêmes soumis à l’arbitraire des marchés, défendant une idéologie ultra-libérale. Le diktat permanent des agences de notation en est la preuve. Cette situation est intenable économiquement et politiquement. On le voit en Grèce et ailleurs.
→ Le Front de Gauche réhabilitera la souveraineté populaire par l’institution d’une nouvelle hiérarchie des normes européennes et internationales favorisant à la fois la prééminence des droits sociaux et politiques et de normes environnementales, ce notamment par la négociation d’un nouveau traité européen et de nouveaux statuts de la BCE, mais aussi par un changement du cours de la mondialisation passant par une profonde réforme de l’ONU.
- Priorité à l’intérêt général
Partout où l’intérêt général s’est effacé au profit de la concurrence des intérêts particuliers, la République a échoué. La décentralisation voulue par la droite et la privatisation de la recherche scientifique en sont l’illustration.
→ Le Front de Gauche abrogera la réforme trerritoriale de 2010 au nom du principe général de responsabilité selon lequel l’État est garant de l’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire. La nouvelle organisation du territoire fera place à la péréquation financière, la continuité territoriale en matière de droits, l’égalité de traitement des territoires, etc. Les principes de proximité et de coopération territoriales supplanteront celui de concurrence entre territoires afin d’optimiser les décisions publiques dans le sens d’une plus grande satisfaction de l’intérêt général.
→ Le Front de Gauche inscrira dans la Constitution le droit des citoyens à intervenir dans le développement de la recherche scientifique. Pour le garantir, des forums citoyens des sciences et de la technologie avec pouvoirs d’enquête seront créés à la demande des populations concernées. Leurs investigations, évaluées par des scientifiques, donneront lieu à un rapport annuel remis à l’Assemblée nationale qui constituera la base du contrôle de l’action gouvernementale en la matière.
…………
Une méthode démocratique !
Une Assemblée Constituante pour faire la Révolution citoyenne
À contenus nouveaux, méthode nouvelle. Ce projet d’institutions nouvelles nécessite une implication populaire massive que seul un processus constituant ouvert permettra d’obtenir.
1) Rompre avec l’ancien régime
La meilleure garantie de cette implication commence par les gages donnés de ce que les actes correspondent aux paroles. Il faut d’abord rompre avec les dispositions les plus aliénantes, celles qui précisément empêchent la grande majorité des citoyens de prendre leur part dans les choix politiques cruciaux qui s’annoncent.
→ Le Front de Gauche réunira une majorité à l’Assemblée nationale qui abrogera l’ensemble des lois liberticides et anti-sociales accumulées ces dernières années, mettant ainsi une majorité longtemps écartée de la chose politique en mesure de s’y intéresser.
2) Convoquer l’Assemblée constituante
Dans les régimes qui respectent la représentation nationale, les grands projets constitutionnels sont le fruit d’une assemblée élue par le Peuple.
→ Le Front de Gauche demandera par référendum au Peuple d’approuver la loi portant convocation d’une Assemblée constituante répondant à la définition suivante : un ensemble de représentants élus au suffrage universel direct, à la représentation proportionnelle intégrale sans seuil et à parité hommes-femmes parfaite, ayant pour mandat d’élaborer et de proposer un nouveau texte constitutionnel. La volonté populaire exprimée favorablement vaudra validation du mandat conféré aux futurs élus. Les candidats à l’Assemblée constituante ne devront être titulaires d’aucun mandat, ni candidats à de futures élections.
3) Délibérer à l’échelle du pays
Le texte proposé devra être l’aboutissement d’un gigantesque débat public organisé parallèlement aux travaux de l’Assemblée constituante de manière que soient respectés autant la souveraineté du Peuple que le mandat des représentants à l’Assemblée constituante.
→ Le Front de Gauche sollicitera la participation des citoyens, des organisations sociales et politiques au travers de toutes formes de rencontres publiques (forums, états-généraux, assemblées populaires, …). Grâce au relais médiatique notamment, le peuple s’en appropriera les enjeux.
4) Laisser le Peuple décider
L’Assemblée constituante ainsi informée par le débat public, votera un projet de Constitution à propos duquel le Peuple sera consulté.
→ Le Front de Gauche organisera un référendum qui permettra l’approbation ou la nouvelle délibération du projet issu de l’Assemblée constituante.
NB: Une constitution nouvelle : La clé de la révolution citoyenne
Partout où la révolution citoyenne a été menée, les peuples ont commencé par revendiquer une constitution nouvelle. Cela a été vrai au Venzuela, en Bolivie et en Équateur. C’est vrai en Tunisie. Ça l’est aussi en Islande où l’ordre ancien qui avait fini par confisquer la souveraineté populaire a été renversé par plusieurs référendums et où une Assemblée constituante est actuellement à l’œuvre. L’objectif et la méthode sont cohérents. Pour reprendre la parole, les peuples s’en donnent institutionnellement les moyens comme au temps de la Révolution française de 1789.
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